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Archive for October, 2021

17 October 1961 + 60

Today is the 60th anniversary of the Paris massacre of October 17, 1961, when dozens of peaceful Algerian demonstrators were murdered by the police in Paris and surrounding banlieues, and with many thousands more brutalized and tortured. It was one of the darkest days in postwar French history. According to the British historians Jim House & Neil MacMaster—authors of the most important academic book on the subject (which happens to be in English mais traduit en français)—up to two hundred unarmed Algerians were killed by the Paris police—who were at the time under the command of the notorious Prefect of Police for Paris and the inner banlieueMaurice Papon—on October 17 and in the preceding weeks, though the exact number—which could have been more—will likely never be known (for a short backgrounder, see the Twitter thread by University of Cambridge historian Arthur Asseraf; also the article by Laurel Berger in the LARB, “How to forget a massacre: What happened in Paris on October 17, 1961″). During the Algerian war and the decade the followed it, books and films on the event were subject to censorship, so what happened on the night of October 17, 1961, was hushed up and largely ignored by the French public, including the educated classes and those who were old enough to remember at the time. This situation has changed considerably over the past three decades, with the proliferation of books and films on the subject, including this first-rate feature-length film from 2005 and two documentaries released shortly after the 50th anniversary, which I discussed here at the time. Emmanuel Macron commemorated the event yesterday—though stopped short of accepting responsibility in the name of the French state for the extrajudicial killings committed by the Paris police—as did Paris mayor—and Socialist party presidential candidate—Anne Hidalgo and the current Paris prefect today.

There was naturally a march to commemorate the anniversary as well, endorsed by dozens of associations and parties, on the left or Algeria-related, i.e. the usual suspects.

I naturally attended, as did my wife and several friends. There were maybe 2 or 3,000 marchers; not a huge demo but it was spirited. Here are a few photos I took.

Militants syndiqués (union militants)
She’s the one politician I saw, though not too many want to be associated with her these days. Other politicians who attended—whom I heard about at least—were EELV presidential candidate Yannick Jadot, EELV national secretary Julien Bayou, and LFI deputy Eric Coquerel.
The majority of the marchers were older Algerians and some Gen Xers (born in Algeria). Second/third generation Millennials and Gen Zers were not in evidence.
Lots of Algerian flags. Not a single tricolore to be seen.
Lots of signs and slogans against the current Algerian regime and system. Paris activists in the Hirak movement were present in force.
Naturally.
Amazigh.
Personally speaking, I have a hard time sympathizing with this niche cause.
Union Communiste (Trotskyste), more familiarly known as Lutte Ouvrière.
Ex-Ligue Communiste Révolutionnaire. Historically Trotskyist but not so much anymore.

The NPA is the one party of the extreme left that has young people.

Lambertistes (current of French Trotskyism, which was significant in the 1970s and ’80s but no longer). French Trotskyists strongly supported the Algerian cause during the 1950s.
The PCF presence was smaller than one would have expected.
High profile Algerian activist—who’s been a target of the repressive arm of the Algerian state—and a really smart Franco-Algerian political scientist.
End of the march at Place du Châtelet. Singing the Qassaman with ardor.
AWAV and a good friend.

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[Non-French readers who wish to know who I’m writing about, see here and here]

J’avais l’intention de faire un post R.I.P. sur lui après son décès le dimanche dernier mais, après réflexion, j’ai laissé tomber; pour quoi faire, vu qu’il n’était pas un personnage de premier plan dans l’histoire contemporaine (et était inconnu en dehors de la France)? Mais après avoir vu la pub ci-dessus, sur le boulevard Saint-Germain cet après-midi, j’ai décidé qu’il fallait dire quelque chose sur lui, et d’autant plus, compte tenu de la couverture médiatique sur sa mort (la Une de toute la presse le lundi, y compris une nécrologie de quatre pages dans Le Monde, et ne parlons pas de la télé), l’éloge posthume qu’il a reçu de toutes parts, et les quasi obsèques d’État à Marseille aujourd’hui.

Très franchement, je ne comprends pas l’importance accordée à cet homme, ou l’affection que peuvent avoir les gens pour lui, y compris—voire particulièrement—à gauche (voir, par ex., cette vidéo tweetée par deux personnages de gauche que je suis sur les réseaux). Bernard Tapie était certes un personnage intriguant et captivant lors de son irruption dans les médias dans les années 80. Quand je l’ai vu à la télé pour la première fois à l’époque, je me suis dit que, aux Etats-Unis, Tapie serait une star et avec un avenir politique s’il prenait ce chemin. Il y avait un peu de Trump dans Tapie, quoique je ne veux pas pousser trop loin la comparaison. Tapie n’était pas antipathique ni démago, réac ou raciste—il y avait une vrai adoration à son égard par les jeunes (et moins jeunes) d’origine maghrébine (qui m’a laissé perplexe)—et à la différence de Trump, il provenait des couches populaires. Et il avait des vrais amis (pas des escrocs ou fripouilles comme les fréquentations de Trump). Son pugilat avec Jean-Marie Le Pen et d’autres sorties contre le Front National étaient bien appréciés, surtout à gauche, même si on apprenait plus tard qu’il a magouillé avec Le Pen dans les coulisses.

On sait également que Tapie n’était propulsé au premier plan politique que par François Mitterrand, pendant la décadence de son deuxième mandat, et qui l’a utilisé pour couler Michel Rocard aux élections européennes de 1994. Tapie n’avait aucun bilan politique en tant que député ou ministre, et à partir de 1994, on n’entendait parler de lui que pour son train de vie d’emir du Golfe—avec du pognon qu’on ne peut pas dire qu’il a gagné grâce à la sueur de son front—et, surtout, pour ses sempiternels déboires judiciaires, comme Riss de Charlie Hebdo nous a rappelé. Tapie, en tant que hommes d’affaires, y compris footballistique, était un filou, que Thomas Legrand, qui le connaissait bien, a bien décrit. Il était un beau parleur dénué d’ethique qui ne s’intéressait que au fric (facilement gagné) et son propre promotion (voir le cinglant commentaire de Patrick Cohen là-dessus, que Jean-Louis Borloo, ami inconditionnel de Tapie, a vaillamment tenté de contrer). Mais il a quand même eu un accès privilégié aux grands médias presque jusqu’à sa mort, même s’il n’a strictement rien foutu d’intérêt public ces 25 dernières années.

Le bilan global de Tapie, et ce qu’il a représenté pour la France de notre époque, est bien analysé par Laurent Mauduit dans Mediapart, “Ce que Bernard Tapie a révélé de la République.”

Voilà, c’est tout.

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